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type Ib

Ce type est celui des seconds carnets de 1921.
Ce type est peu fréquent et difficile à reconnaître
Pour les timbres oblitérés, les dates extrêmes connues vont de juillet 1921 à mars 1922 (Colonel LEBLAND).
Bleu clair
Bleu clair foncé

 

 

les spÉcificitÉs

Le galvano-type I B est obtenu à partir d'une copie du galvano-type I A, nettoyé et poncé trop vivement, d'où le mauvais résultat.
L’impression est floue car le niveau de l'impression a baissé dans le I B
La disparition de lignes de lumière blanches dans le type I B (sous le bras qui sème et sous le sac de blé et bien des affaiblissements du blanc en creux dans la gravure, au profit du fond bleu) montre à l'évidence un grave abaissement du niveau de la surface imprimante dans le G.T. I B (blancs en creux éliminés par cet abaissement).
Tous les traits du I B sont plus épais que ceux du I A, ce qui ne se voit pas très bien au premier abord car le type I B est toujours clair ou très clair, ce qui, par effet d'optique, masque l'épaisseur des traits de la gravure du I B comparée à la finesse des traits du I A foncé de la même époque.
Il n'est pas normal que carnets et feuilles d'une même époque soient l'un très clair et l'autre plus foncé.
Cette couleur claire des carnets était sans doute voulue pour masquer l'épaisseur anormale des traits des carnets I B.
Les variétés du cliché type I A sont présentent
Il n'y a pas eu de poinçon spécifique pour le type I B. Le galvano-type de 50 du type I A a donné un galvano-type de 40 du type I B par suppression de la ligne centrale (timbre 21 à 30)
La barre inférieure du 2 est déliée idem type I A
Le C de centimes a sa barre supérieure horizontale idem type I A

Particularité constantes

Les inscriptions sont très grêles en particulier le C de centimes.
Certaines lignes interrompues dans I A sont pleines dans I B (particularités a, b, c).
Il s'agit pour ces trois particularités de reliefs du métal existant dans le type I A, mais dont les saillies, situées trop au-dessous du plan de l'impression, ne marquent pas de ce fait dans le type I A.
L'abaissement général de la surface imprimante dans le G.T. au type I B (par ponçage exagéré de cette surface), les a fait « surgir » au niveau de la surface imprimante ce qui a permis à ces trois particularités de se retrouver dans le type IB des carnets
Trois plis dans la robe sont continus contrairement au type I A
I A
I B

Particularités aléatoires

Le bas du sac et le bras qui sème n'ont plus la ligne de lumière qui les sépare du fond.
Le cadre droit à deux filets mieux séparés que dans le I A, car il y a eu retouche, case par case, de ce cadre droit.
Aspect très particulier enfin : sur ce timbre très clair, certaines lignes sont très foncées et brillantes comme le filet intérieur du cadre droit, droite de la hampe du 5, bords des lettres, etc..
Les hachures extrêmes de la main qui sème sont soudées.
Parfois sur le pied avant de l'effigie les 5ème et 6ème hachures sont soudées en bas

De planches

Cases 6 et 11 sont les cases 6 et 41 du galvano-type I A
Variété case 11

Autres variétés

(voir carnet)

 

 

prÉparation du g.t. au type 1b (pierre de Lizeray)

1° Le G.T. du I A est copié à la cire (par enfoncement de ce GT dans une plaque de cire qui prend l'inverse de son relief);
2° Sur cette cire on efface au fer chaud la 3ème ligne de timbres, pour l'éliminer;
3° Cette cire qui n'a plus que 40 cases est portée au bain de galvano;
4° Après dépôt de cuivre sur la cire (dépôt dont le relief est de même sens que celui du G.T. du I A), on a ainsi obtenu à l'état brut le G.T. du I B;
Certaines copies ainsi obtenues sont bonnes et d'autres moins bonnes. Le G.T. brut du I B ne devait pas être fameux, pour une raison ou pour une autre (il peut y avoir plusieurs raisons), sa sur­face gravée devait être rugueuse, alors que tout outil du matériel d'impression doit avoir une surface d'impression polie comme du marbre.
Pour y remédier, au cours du toilettage (habituel) du G.T. brut du I B, lors du ponçage de sa surface imprimante à la potée d'émeri (afin d'être certain qu'il ne reste aucune de ses 40 cases non parfaitement polie).
L'usure qui s'est ensuivie, a fait descendre le niveau de la surface imprimante du G.T. I B, d’où une augmentation des noirs aux dépens des blancs.
Puis, à partir de cette pièce supplémentaire ( par rapport à une fabrication normale ) qu'est l'inclusion du G.T. I B engendré par G.T. I A, ont été préparé des G.S. I B, eux aussi toilettés au sortir de leur bain, d'où finalement une gravure bien plus épaisse de I B par rapport à I A.
La lourdeur des traits du I B est un peu masquée par la nuance claire de ce type, nuance claire assez singulière, si on la compare à la nuance beaucoup plus foncée des timbres des feuilles de même époque. La nuance claire du I B n'est elle pas voulue pour MASQUER la lourdeur des traits de sa gravure, et la disparition regrettable de certaines lignes de lumière ?
De toute façon, dans le I B, l'épaisseur des traits, ainsi que les traits qui apparaissent, ceux qui se prolongent par rapport à I A, ne sont pas dus à un excès d'encre ou de pression au tirage, car même lorsque le timbre est peu encré, la nature de la gravure ne s'améliore pas.
Le type I B mérite son nom de type car à quelque stade de la préparation des planches que ce soit (et pas seulement au stade des poinçons), s'il existe un outil ne figurant pas dans la préparation d'un autre type ( ici cet outil supplémentaire qu'est le G.T. du I B n'existant pas dans le I A ), il y a forcément variation de la gravure, appelée type de gravure.
La lourdeur de la gravure du I B a SUPPRIMÉ deux lignes de lumière, l'une sous le BRAS qui sème et l'autre sous le SAC de blé, où aucune retouche ne les a rétablies. Par contre, dans le cadre vertical de droite, le filet extérieur blanc primitive­ment bouché par la lourdeur de la gravure, a, lui, été recreusé au burin. Donc opération effectuée case par case sur les 40 cases du GT du I B. Ce filet blanc a même été recreusé bien plus généreusement qu'il l'est dans le I A. Obtenu à la main, case par case, ce filet blanc rétabli n'est donc pas identique à toutes les cases.
Il reste cependant curieux que le G.T. du I B ait été si mal copié sur le G.T. du I A, alors que les G.S. du I A sont eux si bien copiés sur le G.T. I A. C'est peut-être le fait d'avoir effacé, au fer chaud (maladroitement), une ligne de timbres sur la cire, ou ce serait une autre raison à découvrir qui en est la cause . De toute façon le fait est là : la gravure a varié.

bibliograpghie

Jean Storch et Robert Françon ; Les timbres-poste au type semeuse camée de 1907
Louis Barrier ; Essai sur les semeuses
Y Rayssiguier ; Le collectionneur